Mali : BIENTÔT LA 4G ?

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Mali : BIENTÔT LA 4G ?

La direction Afrique et Moyen-Orient de l’opérateur français de téléphonie, Orange, poursuit à travers les 20 pays qu’elle couvre, son offensive médiatique d’information sur sa stratégie, les innovations et les investissements en cours, en vue d’améliorer la qualité des services aux clients. En visite au Mali, le directeur adjoint Afrique et Moyen-Orient, Bruno Metting, a animé mercredi, en marge de son séjour, une conférence de presse au siège de Orange Mali.  Lors de cette rencontre aves les médias, en présence du directeur général de Orange Mali, Alassane Diène, le conférencier a annoncé qu’Orange Mali « veut apporter aux Maliens le très haut débit », sauf désaccord avec les autorités (ce qui serait improbable vu l’intérêt qu’elles manifestent).
« L’objectif fixé par les autorités, auquel Orange Mali souscrit, est d’apporter d’ici un an, à  partir du moment où un accord a été trouvé, la 4G sur Bamako et les capitales régionales dans un premier  temps», a révélé M. Metting. Il a assuré qu’Orange Mali est prêt pour l’acquisition de la licence 4G et pour le déploiement des investissements nécessaires à son installation, « sans augmentation de prix aux clients ».
Grâce à l’acquisition de la 4G, qui permet l’accès au très haut débit, le Mali entrera dans le club des pays qui ont accès à ce service, a commenté le conférencier. Qui, appréciant les avantages de la 4G, a expliqué qu’elle bouleverse l’expérience des usagers de l’internet très utilisé dans notre pays. « La 4G change de façon extraordinaire la vitesse à laquelle on télécharge un film. Ce qui prenait des dizaines de minutes de téléchargement prendra, moins d’une minute », a illustré Bruno Metting. Avant d’annoncer qu’Orange Mali déploie la fibre optique à Bamako à destination des entreprises et de certains quartiers résidentiels.
En attendant, Orange Mali pense aux utilisateurs des 2 et 3G. L’opérateur de téléphonie mobile entend améliorer, au profit de ses 11 millions de clients maliens, la qualité de ses services. Pour ce faire, un effort d’investissement d’un coût global de 10 milliards de Fcfa sera déployé cette année. « Ces fonds sont destinés au renouvellement complet de toute une partie du matériel et de ses réseaux qui commencent à subir l’usure du temps », a-t-il précisé.
Les échanges avec la presse ont aussi porté sur le système de transaction via le mobile : « Orange money ». Pour M. Metting, les opérateurs de téléphonie ont, à travers ce mécanisme, permis l’inclusion financière. Qui, selon lui, a favorisé le développement économique des populations africaines. « Laissées en rade par le système financier classique, elles accèdent, grâce à ce service, à des transactions financières sécurisées et simples », a-t-il argumenté. Ce, grâce aux services de proximité offerts aux 3,5 millions de clients par ses 20 000 revendeurs qui opèrent sur l’ensemble du territoire du Mali, faisant de ce réseau le 4è le plus important de la zone pour Orange.
En plus des transactions internationales opérationnelles au Mali, depuis décembre dernier, et son projet de microcrédit, Orange Mali développe les nouveaux services numériques. Car, il a été constaté que l’utilisation des applications comme « Sénèkéla (le cultivateur)» « augmente de 10 ou 30% les revenues des agriculteurs », a justifié Bruno Metting. Cette application informe, par exemple, les paysans sur les conditions météorologiques, les semis appropriés pour telle ou telle période de la saison, les prix des denrées sur les différents marchés…
Il avait, au début, remercié les équipes d’Orange Mali pour « l’exploit technique » réalisé lors du 27è sommet Afrique France. « Nos équipes ont réussi à apporter une bande passante de 700 MG bytes. Ce qui est énorme car, dit-il, pour diffuser en haute définition un match de foot dans le monde entier il faut 5 MG bytes ».
En réponse aux questions des confrères, Bruno Metting a fait, sans convaincre, le parallèle entre les tarifs élevés des services orange et l’immensité de notre pays. Dont la couverture exige, selon lui, plus d’investissements en comparaison à des pays moins étendus comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire. Concernant l’identification des abonnés de téléphonie mobile et internet, important en matière de sécurité nationale, M. Metting a souligné que l’opération est un succès au Mali avec un taux d’identification de près de 98,5%. A propos de l’application en cours de la « zone unique », qui verra la suppression du « roaming » et pour l’exécution de laquelle, les opérateurs trainent les pieds, il a répondu que les chefs d’Etat ont fixé des orientations lors du 28è sommet de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba le 30 et 31 janvier dernier. « Il appartient aux opérateurs de fixer le cadre et les conditions de sa mise en œuvre », a-t-il souligné.
Avant, Bruno Metting avait rencontré le ministre de l’Economie numérique et de la Communication Me Mountaga Tall, pour recueillir l’impression de celui-ci sur les services rendus aux Maliens par son entreprise. Juste après la conférence de presse, il devrait rencontrer le ministre de l’Economie et des Finances ainsi que des responsables de la Banque mondiale, avant de s’envoler pour Paris, la capitale française.
 

Source : ESSOR - by C. M. TRAORE

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